Bienvenue sur le site du syndicat de l'appareil respiratoire

La pneumologie au cœur du parcours de soin selon les pathologies

Le syndicat national de l’appareil respiratoire défend les intérêts de la pneumologie libérale et des pneumologues libéraux en France et dans les DOM-TOM. Le syndicat regroupe des pneumologues ayant une activité libérale en partie ou en totalité. Notre but est de valoriser la pneumologie à travers les différentes instances médicales et administratives.

Le syndicat national de l’appareil respiratoire joue un rôle auprès des syndicats nationaux afin de défendre l’intérêt des actes lors des négociations avec la Caisse Primaire d’Assurances Maladie. Nous plaçons la pneumologie au cœur du parcours de soin selon les pathologies. Nous travaillons ainsi à valoriser le coût des actes et de leurs intérêts pour l’Assurance Maladie.

Le syndicat est un véritable soutien pour la profession des pneumologues français en libéral que ce soit au niveau du praticien ou de la profession au sens plus large.

Sur le plan national, nous sommes les interlocuteurs privilégiés auprès de différentes instances comme le CSMF ou le UMESPE mais aussi de la FFP ou CNP, qui eux seront les porte-paroles au ministère de la santé, à la HAS…

Le syndicat devient votre porte-voix, un écho essentiel dans le paysage médical. Rejoindre le syndicat national de l’appareil respiratoire vous ouvrira des perspectives et un soutien à titre individuel et professionnel.

Nous regroupons à ce jour plus de 600 adhérents permettant ainsi une grande représentativité du métier de pneumologue libéral.

Le syndicat contribue aussi, par ses actions, à améliorer les bonnes pratiques dans le domaine de la pneumologie. Nous échangeons nos idées et discutons de nouvelles pratiques ou protocoles avec notamment la société scientifique.

Avec votre adhésion, nous vous offrons des outils et informations disponibles en accès privé sur notre site afin que vous soyez au courant des dernières avancées, évolutions du métier de pneumologue ou même réglementations.

VALORISER LA PNEUMOLOGIE

DEFENDRE LES INTERETS DES PNEUMOLOGUES

AGIR POUR AMELIORER LES BONNES PRATIQUES

Conduites à suivre et
recommandations en vidéo

COVID-19

COVID-19

Suspicion au cabinet

COVID-19

Hygiène et cabinet

COVID-19

Médecin et contact d'un patient

COVID-19

Employés

COVID-19

Rendez-vous programmés

Mesure de soutient des entreprises libérale

Veuillez trouvez les différentes mesures de soutien proposées à ce jour pour les entreprise libérale

25 MARS 2020
COVID-19 - France

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

23 Mars 2020
COVID-19 - France

JUSTIFICATIF DE DÉPLACEMENT PROFESSIONNEL

COVID-19 - France

Note d’information concernant l’utilisation des nébuliseurs durant l’épidémie du Covid-19.

27 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

1. COVID-19 : Fiches pratiques – Professionnels de santé

Veuillez trouver sur le lien suivant une application de partage d’informations gratuite, d’intérêt public, créée et mise à jour quotidiennement par des soignants, pour des soignants : https://covid.com-scape.fr/coronavirus-medecine-de-ville

2. COVID-19 : Garantie de l’Etat aux établissements de crédit et Sociétés de financement

Une garantie de l’Etat est accordée aux établissements de crédit et sociétés de financement pour les prêts consentis, sans autre garantie ou sûreté, à compter du 16 mars 2020 et jusqu’au 31 décembre 2020 inclus, à des entreprises remplissant certaines conditions.

Un arrêté du 23 mars 2020 précise les conditions à remplir pour pouvoir prétendre à cette garantie d’Etat.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746813&categorieLien=i

Nous vous invitons vivement à souscrire ce type de financement dont l’objectif est de vous permettre de faire face à vos échéances courantes sans avoir à gérer trop de report (fournisseurs, TVA, URSSAF, …) aujourd’hui et au moment de la reprise de l’activité.

QUELLES ENTREPRISES SONT CONCERNEES ?

Sont concernées les entreprises personnes morales ou physiques dont les :
• Artisans, commerçants, exploitants agricoles, professions libérales et micro-entrepreneurs, les 
associations et fondations ayant une activité économique Et qui ne sont pas : des sociétés civiles immobilières, des établissements de crédit ou des sociétés de financement, celles qui ne font pas l’objet de l’une des procédures de sauvegarde, de redressement judiciaire, de liquidation judiciaire ou de rétablissement personnel.

CARACTERISTIQUES DU PRET GARANTIE PAR L’ETAT ?

Les caractéristiques suivantes :

     • un différé d’amortissement total (intérêts + capital) de douze mois,
     • une clause donnant aux emprunteurs la faculté, à l’issue de la première année, de les amortir
sur une période additionnelle de un, deux, trois, quatre, ou cinq ans. o Distribué à prix coûtant par les banques

QUEL EST LE MONTANT MAXIMUM GARANTI ?

Une même entreprise ne peut bénéficier de prêts couverts par la garantie de l’Etat que pour un montant maximum de :

     • pour les entreprises créées à compter du 1er janvier 2019, la masse salariale France estimée sur les deux premières années d’activité ;

     • pour les entreprises créées avant le 1er janvier 2019, 25 % du chiffre d’affaires 2019 constaté ou, le cas échéant, de la dernière année disponible

26 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

1 . Avis relatif aux recommandations thérapeutiques dans la prise en charge du COVID-19 du Haut Conseil de la santé publique (PJ1 ++)

Vous avez toutes les informations sur la prise en charge en ambulatoire et en hospitalisation actualisée au 23 Mars 2020 avec tous les liens utiles

 

2. Vous trouverez en cliquant sur le lien suivant les dernières informations concernant le soutien aux entreprises
 

 

PARIS, 25 mars 2020 (APMnews) – Le fonds de solidarité, mis en place par l’Etat pour soutenir les entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros faisant face à des difficultés de trésorerie pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, est élargi aux professions libérales et aux indépendants, a annoncé mercredi le ministre de l’économie et des Snances, Bruno Le Maire, à l’issue du conseil des ministres.

Ce qu’il faut retenir : 
L’aide de 1 500 euros est accordée pour les TPE, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales qui font moins d’1 million d’euros de chiffre d’affaires et qui : 
subissent une fermeture administrative ; 
– ou qui connaissent une perte de chiffre d’affaires de plus de 70% au mois de mars 2020 par rapport au mois de mars 2019.  
Pour les situations les plus difficiles, un soutien complémentaire pourra être octroyé pour éviter la faillite au cas par cas. 
L’instruction des dossiers associera les services des Régions et de l’Etat au niveau régional.  
Pour bénéficier de cette aide les entreprises concernées pourront faire (début avril) une simple déclaration sur le site des impôts – impots.gouv.fr – pour recevoir le versement automatique des 1 500 euros.  
Cette somme sera défiscalisée.
25 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

Chèr(e)s Ami(e)s

Veuillez trouver ci joint un extrait de l’arrêté concernant les ordonnances renouvelables comprenant en particulier celles des PPC, VNI et Oxygénothérapie durant le confinement.

Il est bien noté qu’il y a un recul de la date de fin de prescription jusqu’au 31 Mai 2020.

Ce sont les prestataires qui s’occupent du report jusqu’à cette date en vous informant.

Cela permet de rassurer vos patients et de vous organiser dans votre travail quotidien afin d’éviter un déplacement des patients. Favoriser pour eux la téléconsultation ++

Merci

«  Arrêté du 19 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041737443&dateTexte&categorieLien=id )

4° Après l’article 6 bis, il est inséré un article 6 ter ainsi rédigé :

« Art. 6 ter. Eu égard à la situation sanitaire, dans le cadre d’un traitement chronique, à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée et afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, le pharmacien d’officine, le prestataire de services ou le distributeur de matériel peut délivrer, dans le cadre de la prescription initialement prévue, un volume de produits ou de prestations garantissant la poursuite du traitement jusqu’au 31 mai 2020

Le cas échéant, cette délivrance peut s’effectuer au-delà de la date de validité de l’entente préalable de l’organisme de prise en charge, au sens de l’article R. 165-23 du code de la sécurité sociale, liée à l’ordonnance afin d’assurer la continuité des prestations concernées. Le pharmacien, le prestataire de services ou le distributeur de matériels concerné en informe le médecin.
« Les produits ou les prestations relevant du présent figurent à l’annexe du présent arrêté.
« Les produits ou les prestations délivrés en application des dispositions du présent article sont pris en charge par les organismes d’assurance maladie dans les conditions du droit commun, sous réserve que ces produits et prestations soient inscrits sur la liste des produits et prestations remboursables prévue à l’article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.
« Le pharmacien, le prestataire de services ou le distributeur de matériels porte sur l’ordonnance la mention : “ délivrance par la procédure exceptionnelle pour une durée de X semaines ” en indiquant le ou les produits ou prestations ayant fait l’objet de la délivrance. Le cas échéant, le pharmacien, le prestataire de services ou le distributeur de matériels appose en outre sur l’ordonnance le timbre de l’officine ou sa signature et la date de délivrance. »

24 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

Trésorerie de vos entreprises et arrêt de travail pour les médecins

1.Information sur les mesures en matière de soutien de la TRESORERIE DE VOS ENTREPRISES 

(Modèles de courrier aux banques pour report des loyers d’un crédit-bail / report des mensualités d’un credit PJ1 et 2 )

  • Vous pouvez solliciter, auprès de votre banque, un prêt de trésorerie (sans intérêt) d’un montant allant jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires, remboursable à échéance 12 mois et à défaut de remboursement possible, à cette date, converti en prêt amortissable. Ce dernier sera garantie par BPIfrance mais moyennant une commission de 1,25 % à 2,5 % du montant financé (en fonction de votre cotation Banque de France) ;
  • Vous pouvez solliciter, auprès de votre financeur (banque ou crédit bailleur), un report des échéances de prêt (capital + intérêts) et loyers de crédit-bail, pour une durée de 6 mois et sans frais de dossier. Pour cette demande, vous trouverez en PJ les modèles de courrier ;

Pour finir, mercredi 25 mars 2020, l’état devrait mettre en place un dispositif exceptionnel de prêt de trésorerie « les 300 milliards d’euros annoncés par le Président Macron », ce dispositif permettrait aux entreprises de solliciter un prêt de trésorerie allant également jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires, remboursable à échéance 12 mois et à défaut de remboursement convertissable en prêt amortissable, assorti d’intérêts (probablement entre 0,25 et 0,5 % annuel) mais sans commission BPIfrance.

 

ATTENTION : Les mesures annoncées dans ce mail sont susceptibles d’évoluer rapidement.

Modèle de courrier aux banques pour report des loyers d'un crédit-bail
Modèle de courrier aux banques pour report des mensualités d'un crédit

2. Arrêt de travail pour les médecins 2020 (actualisation au 24 mars 2020)

  • Suite aux difficultés pour joindre le numéro d’appel unique mis à disposition : 08 11 70 71 33, un nouveau télé service va être ouvert semaine 13, où il sera possible de faire la déclaration par voie électronique. (Nous aurons très prochainement les modalités) ; Nouveau N° 09 72 72 21 12  
    • ATTENTION: Il faudra préciser qu’il n’est pas possible de cumuler les indemnités avec une quelconque activité, même de téléconsultation, même bénévole, pour des questions assurancielles.  
    • Prise en charge exceptionnelle par la CNAM de 112 € d’IJ par jour durant 14 jours(pouvant être prolongé)
    • Médecins infectés par Covid19: avec carence de 3 jours uniquement, (autres pathologies ne relèvent pas de la CPAM mais de la CARMF), cette carence étant prise en charge par la CARMF à partir de maintenant 
    • Médecins ayant été en contact avec un cas de Covid19:  sans carence, sur auto-déclaration
    • Devant cesser le travail pour garde d’enfant: sans carence, sur auto-déclaration
    • La Carmf indemnisera dès le premier jour en plus des 112 euros d’IJ de la CNAM pour les médecins
      • Contraints de suspendre leur activité pour cause de coronavirus, infectés
      • À l’isolement car ne pouvant travailler à cause d’une affection longue durée.
      • Les médecins concernés toucheront dès le premier jour d’arrêt des IJ de la CARMF correspondant à leur tranche de revenus, s’ajoutant aux 112 € par jour financés par l’Assurance maladie 
        • 67,54 €pour la classe A (revenus inférieurs à 40 524 €)
        • 101,31 €pour les cotisants en classe B (revenus supérieurs ou égaux à 41136 €)
        • 135,08 €pour la classe C (revenus supérieurs ou égaux à 123408 €)
      • CARMF : Suspension pendant 2 mois (avril et mai) :
        • Des prélèvements automatiques mensuels pour les cotisations 2020 et le solde sera étalé sur le reste de l’exercice 2020
        • Le calcul des majorations de retard pour les cotisations 2020  
        • Les procédures d’exécution des cotisations antérieures à 2020 seront suspendues pendant 2 mois.
      • Des annonces sont attendues en début de semaine prochaine pour accompagner les médecins libéraux qui seraient exposés au virus, relevant des critères de vulnérabilité listés. Une indemnisation serait à l’étude pour les pertes d’activités majeures pour tous les professionnels libéraux
      • Toutes infos dispo sur carmf.fr
23 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

Ne fermez pas vos cabinets !

Mais bien au contraire restez ouvert (ou proposez une permanence)

Pour les urgences et les personnes inquiètes / malades issues de notre spécialité.

Notre rôle est de participer activement à cette crise sanitaire sans précédent afin :
D’éviter un engorgement des urgences et des établissements de santé en prenant en charge les patients dépendants de notre spécialité et en toute sécurité.
De répondre et d’aider nos confrères médecins généralistes.
23 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

1. Les forme atypiques du COVID-19

Destiné aux professionnels de santé, la DGS précise que le Conseil national professionnel (CNP) de gériatrie et la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) ont confirmé la symptomatologie atypique du Covid-19 chez les personnes âgées, indépendamment des signes respiratoires plus classiques, se traduisant par “des signes digestifs (notamment diarrhée), un état confusionnel ou des chutes, une fébricule avec variations de température entre hyper et hypothermie”.

La DGS rappelle par ailleurs que le CNP d’ORL a constaté “la recrudescence d’anosmie brutale sans obstruction nasale, parfois isolée qui pourrait être en relation avec le Covid-19. En présence de ce symptôme, avec une agueusie associée, “le diagnostic de Covid-19 est à considérer comme vraisemblable et ces patients doivent être de facto isolés ».

2. Veuillez trouver dans la section téléchargement (juste au dessus) la nouvelle Attestation de Déplacement Professionnelle

 
3. Document encore d’actualités : Prise en charge en ville par les médecins de ville de patients symptomatiques en phase épidémique de COVID-19 (PJ2)
Fiche médecin v16032020 - finalisé
23 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

Position du groupe de travail Asthme et Allergies de la SPLF sur la prise en charge des asthmatiques pendant l’épidémie de COVID-19

Les asthmatiques et notamment les asthmatiques sévères sont une population à risque d’infections respiratoires virales sévères qui peuvent par ailleurs induire des exacerbations de l’asthme. La majorité des exacerbations d’asthme sont en effet liées à des infections virales hors situation d’absence de traitement anti-inflammatoire.
Le rôle potentiel de l’inflammation T2 dans la diminution des capacités de défense anti-virale de l’épithélium bronchique est évoqué pour expliquer cette susceptibilité. Le traitement par corticoïdes inhalés, voire les biothérapies, permettent de réduire les exacerbations virales, en réduisant l’inflammation T2 et peut-être en inhibant la réplication virale. Il en est de même de l’utilisation de l’azithromycine dans l’asthme sévère.
Dans l’épidémie actuelle de COVID-19, les asthmatiques ne semblent pas surreprésentés, d’après les données préliminaires dont on dispose. Néanmoins, il n’existe pas de donnée spécifique concernant les exacerbations d’asthme et a fortiori les exacerbations graves, en relation directe avec cette infection. D’un point de vue théorique, il n’est pas exclu que l’infection par COVID-19 puisse être responsable d’une exacerbation d’asthme.

Proposition 1. Traitement de fond
Tous les traitements de fond de l’asthme doivent être maintenus pendant la période de l’épidémie et adaptés pour que l’asthme soit parfaitement contrôlé (à évaluer sur un score de symptôme habituel comme l’ACT, l’ACQ …). Notamment, le traitement de fond par corticoïdes inhalés, éventuellement associé à d’autres molécules (LABA, LAMA, montelukast…), doit être maintenu pendant la période de l’épidémie. Les corticoïdes inhalés n’exposent pas à un risque d’infection virale respiratoire plus sévère en général et d’infection par le SARS-CoV-2 sur les données disponibles.
De même, les biothérapies commercialisées (omalizumab, mepolizumab, benralizumab) et en ATU (dupilumab) doivent être maintenues, en gardant le rythme des injections prescrit. En effet, les biothérapies prescrites dans l’asthme ne sont pas immunosuppressives. Ces médicaments peuvent être injectés par le patient à domicile, s’il a été formé par un personnel soignant, pour éviter les déplacements vers des établissements de soins.
La corticothérapie orale au long cours doit comme habituellement être maintenue à la dose minimale efficace pour contrôler l’asthme et doit être poursuivie si elle est nécessaire pour conserver un bon contrôle de l’asthme.

Proposition 2. Initiation des biothérapies
En cas de mauvais contrôle de l’asthme, il n’y a pas de raison de différer le début d’une biothérapie si elle est indiquée. Il est recommandé de ne pas débuter comme habituellement une biothérapie pendant une exacerbation, pour ne pas influencer les paramètres d’évaluation du traitement.

Proposition 3. Traitement des exacerbations
La corticothérapie systémique est le traitement de l’exacerbation d’asthme. Le retard à l’initiation peut être fatal. En cas d’exacerbation d’asthme fébrile, même avec suspicion d’infection par COVID-19, il ne faut pas retarder l’administration des corticoïdes systémiques à la posologie habituelle (0.5 à 1 mg/kg), notamment de pas attendre un résultat de test diagnostique RT-PCR. La durée de traitement habituelle (5 jours) doit être maintenue même si l’infection par COVID-19 est confirmée. Les corticoïdes ne sont pas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), molécules associées à des formes plus graves d’infection par COVID-19.
L’utilisation des nébulisations peut augmenter la dissémination du virus dans les aérosols et nécessite des précautions pour les soignants (lunettes, masque FFP2, surblouse) mais aussi pour l’entourage.
Les bronchodilatateurs doivent être administrés en priorité pas chambre d’inhalation si la situation clinique le permet

L’utilisation des nébulisations à domicile, chez un patient suspect ou confirmé, doit donc être limitée au maximum., l’utilisation d’une chambre d’inhalation est à prioriser.

Proposition 4. Prévention
Les mesures barrières et le confinement doivent être appliquées selon les recommandations actuelles. En cas de profession à risque d’exposition au COVID-19 (soignants, enseignants…), l’aménagement du poste de travail doit être discuté avec l’employeur et le médecin du travail en fonction de la sévérité et du contrôle de l’asthme ainsi que la prise ou non d’une corticothérapie orale au long cours.

Au total, les médicaments de l’asthme doivent être poursuivis à dose efficace pour que l’asthme, quelle que soit sa sévérité, soit contrôlé durant cette période épidémique à COVID-19

Références
1. Wollenberg A, Wetzel S, Burgdorf WH, Haas J. Viral infections in atopic dermatitis: pathogenic aspects and clinical management. J Allergy Clin Immunol 2003; 112:667-74.
2. Contoli M, Ito K, Padovani A, Poletti D, Marku B, Edwards MR, et al. Th2 cytokines impair innate immune responses to rhinovirus in respiratory epithelial cells. Allergy 2015; 70:910-20.
3. Portales-Cervantes L, Crump OM, Dada S, Liwski CR, Gotovina J, Haidl ID, Marshall JS. IL-4 Enhances Interferon Production by Virus-Infected Human Mast Cells. J Allergy Clin Immunol. 2020 Feb 26.
4. Zhang JJ, Dong X, Cao YY, Yuan YD, Yang YB, Yan YQ, Akdis CA, Gao YD. Clinical characteristics of 140 patients infected with SARS-CoV-2 in Wuhan, China. Allergy. 2020 Feb 19. doi: 10.1111/all.14238.
5. Lupia T, Scabini S, Pinna SM, Di Perri G, De Rosa FG, Corcione S. 2019-novel coronavirus outbreak: A new challenge. J Glob Antimicrob Resist. 2020 Mar 7. pii: S2213-7165(20)30050-3. doi: 10.1016/j.jgar.2020.02.021.
6. Holguin F, Cardet JC, Chung KF, et al. Management of severe asthma: a European Respiratory Society/American Thoracic Society guideline. Eur Respir J. 2020;55(1):1900588. Published 2020 Jan 2. doi:10.1183/13993003.00588-2019

21 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

Quelques infos du SAR du WE du 21 Mars 2020

1. Coronavirus: la Carmf financera des IJ des médecins libéraux sans délai de carence “de façon exceptionnelle 

PARIS, 20 mars 2020 (APMnews) – Le régime invalidité-décès de la Carmf financera des indemnités journalières (IJ) pour les médecins libéraux sans délai de carence “de façon exceptionnelle et dérogatoire”, a annoncé la Camrf dans un communiqué diffusé vendredi.

Ces dispositions concerneront “les médecins libéraux malades du coronavirus, ainsi que les médecins en situation fragile (ALD [affection de longue durée]) qui ne peuvent travailler du fait du contexte actuel d’épidémie”. Cette décision a été adoptée “à l’unanimité” par le bureau de la Carmf.

“Le montant de ces indemnités variera de 67,54 euros à 135,08 euros par jour selon la classe de cotisations applicable, s’ajoutant aux 112 euros versés par l’assurance maladie”, a précisé la Carmf.

Le bureau a également adopté “à l’unanimité” trois autres mesures: “la suspension des prélèvements automatiques mensuels pour les cotisations 2020 pendant 2 mois (avril et mai), le solde serait alors étalé sur le reste de l’exercice 2020″, “la suspension du calcul des majorations de retard pour les cotisations 2020 pendant 2 mois” et “la suspension des procédures d’exécution des cotisations antérieures à 2020 pendant 2 mois ».

2. Coronavirus: un décret instaure le remboursement à 100% des actes de télémédecine pour les patients atteints ou suspectés

PARIS, 20 mars 2020 (APMnews) – Un décret publié vendredi au Journal officiel prévoit l’exonération du ticket modérateur pour les actes de télémédecine réalisés au bénéfice de patients diagnostiqués positifs au coronavirus ou suspectés de l’être.

Il dispose que la participation de l’assuré (ticket modérateur) et la franchise sur les soins “sont supprimées pour les actes réalisés en téléconsultation, ou en télésoin (…) pour les patients présentant les symptômes de l’infection ou reconnus atteints du Covid-19”.

Cette prise en charge exceptionnelle à 100% par l’assurance maladie, ainsi que les dérogations aux modalités de réalisation des actes de télémédecine “peuvent être mises en oeuvre jusqu’au 31 mai 2020”, est-il désormais prévu.

Le remboursement de droit commun des actes de télémédecine par l’assurance maladie obligatoire s’élève à 70%, rappelle-t-on.

3. Les Arrêts de Travail

  • Arrêt des contacts tracing (source ARS du 20/03/2020) :

Lorsqu’un cas de coronavirus était détecté démarrait la procédure de “contact tracing”. Les autorités sanitaires tentaient de retracer l’historique du patient infecté et identifier tous les contacts qu’il avait pu avoir.

A compter d’aujourd’hui, il n’y aura plus de contact tracing.

 

  • Compléments d’information arrêt de travail patients vulnérables (source Assurance Maladie) :

Il convient de différencier les patients en ALD et ceux qui ne le sont pas :

  • pour les patients relevant des critères de vulnérabilité listés  & en ALD : l’Assurance Maladie a communiqué directement par messagerie pour les inviter à réaliser leur arrêt de travail seul en saisie directe via le site declare.ameli.fr ;
  • pour les patients relevant des critères de vulnérabilité listés  & hors ALD: il est impossible de faire un arrêt automatique en ligne. C’est au médecin traitant d’évaluer l’état de santé du patient et, en fonction, de réaliser un arrêt de travail classique pour son patient. Nous avons relayé la pression que vous pourriez subir des employeurs et patients.
  • Patients relevant de la fonction publique : ces patients ne sont pas éligibles à cette procédure, une conduite à tenir spécifique est attendue pour les prochains jours.

4. Tarification de la téléconsultation (cf PJ1)

5. Liste des plateformes de téléconsultation (PJ2)

Télémédecine - Téléconsultation V02.06
PJ-Editeurs solutions telemedecine VF

6. Cancer bronchiques et CIVID-19

Recommandations du groupe de travail de la SPLF :

http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/COVID-FINALE-GOLF2020-03-19.pdf

Pour toutes les autres informations scientifiques (EFR, nébulisations, VNI, PPC… ) visitez le site de la Splf : www.splf.fr

19 Mars 2020 - Info SAR COVID-19
Question professions libérales CNAM - SAR

Covid-19 : prise en charge des IJ des professionnels de santé libéraux

Dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, l’Assurance maladie prend en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Prise en charge des indemnités journalières en cas d’interruption d’activité selon les 3 situations
3 situations Modalités de prise en charge
Professionnels de santé libéraux bénéficiant d’un arrêt de travail parce qu’ils sont atteints par le coronavirus Prise en charge des IJ pendant la durée de l’arrêt de travail avec application d’un délai de carence de 3 jours
Professionnels de santé libéraux devant respecter une période d’isolement (ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive en coronavirus) Prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence
Professionnels de santé libéraux devant rester à domicile pour garder son enfant de moins de 16 ans concerné par la fermeture de son établissement scolaire ou d’accueil Prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence

 

Ces mesures concernent toutes les interruptions d’activité liées à ces 3 situations à partir du 1er février 2020.

Les indemnités seront versées pour la durée de l’arrêt.

 

En pratique

Un numéro d’appel unique est mis à la disposition des professionnels de santé libéraux concernés par une de ces 3 situations : 0811 707 133 (0,06 €/minute + prix de l’appel) valable sur l’ensemble du territoire.

Un téléconseiller du service médical de l’Assurance Maladie vérifiera avec le professionnel de santé la situation de prise en charge, la durée de l’interruption d’activité et les conditions de prise en charge.

Le téléconseiller se mettra ensuite directement en lien avec la caisse primaire de rattachement du professionnel qui pourra déclencher le versement des indemnités journalières.

Ce numéro de téléphone est exclusivement réservé au traitement des situations individuelles des professionnels de santé concernés par un arrêt de travail. Il est demandé, pour éviter tout encombrement de la ligne, de ne pas l’utiliser pour d’autres questions, qu’elles soient d’ordre administratif ou médical.

 

Question professions libérales CARMF - SAR

Question professions libérales CARMF - SAR

La CARMF a pris connaissance et se félicite de l’indemnisation versée par l’Assurance maladie, à hauteur de 112 euros par jour, aux médecins libéraux qui font l’objet d’une mesure de confinement afin de limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19 (coronavirus) et qui se trouvent dans l’impossibilité de travailler, voir les modalités sur https://www.ameli.fr/medecin/actualites/professionnels-de-sante-liberaux-exposes-au-coronavirus-prise-en-charge-des-ij

 

Particulièrement sensible à la situation de ces médecins, la CARMF se mobilise également pour les soutenir.Ainsi, le Bureau du Conseil d’Administration a décidé le 5 mars 2020 le versement d’un secours par le Fonds d’action sociale, afin de compléterl’indemnisation de l’Assurance maladie pour les médecins cotisants en classe C dans le régime invalidité-décès, à hauteur de l’indemnité journalière applicable à leur situation, soit 135,08 euros par jour.

 

Pour ceux qui rencontreraient par ailleurs des difficultés pour le règlement de leurs cotisations, les services de la CARMF sont à leur disposition pour trouver la solution la plus adaptée(suspension des prélèvements automatiques mensuels, du calcul des majorations de retard ou des procédures d’exécution des cotisations antérieures à 2020).

 

Les médecins concernés sont invités à se faire connaître en contactant la CARMF par email à l’adresse mail: covid-19@carmf.fr

 

En cas de maladie avérée ultérieurement, les médecins bénéficieront de l’indemnisation susvisée de l’Assurance maladie, complétée le cas échéant par celle de leur assurance personnelle. Ils seront également pris en charge dans le cadre du régime invalidité-décès à partir du 91èmejour d’arrêt de travail.

17 Mars 2020 - Info SAR COVID-19

Suite au discours du Président Macron et de la crise sanitaire actuelle, le SAR vous propose de nouveaux conseils en date du 17 Mars 2020

Ces conseils sont à adapter en fonction de votre structure et de vos possibilités
 
1. Ne fermez pas vos cabinets mais bien au contraire restez (ou proposez une permanence) ouvert pour les urgences et les personnes inquiètes / malades issues de notre spécialité.
Notre rôle est de participer activement à cette crise sanitaire sans précédent afin :
 
– D’éviter un engorgement des urgences et des établissements de santé en prenant en charge les patients dépendants de notre spécialité et en toute sécurité
– De répondre et d’aider nos confrères médecins généralistes 
  
2. Protégez votre personnel
 
A. Favorisez au maximum le télé-travail si cela est possible
B. Si votre personnel doit se déplacer; leur faire une attestation d’employeur sur la nécessité de venir au sein de votre cabinet. Il faut qu’ils aient sur eux une fiche de paie et une carte d’identité pour montrer éventuellement aux contrôles
C. Il faut qu’il remplisse l’attestation de déplacement en PJ ou sur le site suivant : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire
D. Aménager les horaires afin que votre personnel puisse être chez eux avant 18h00
E. Protégez votre personnel selon les consignes gouvernementales éditées sur les règles d’hygiènes et si possible leur proposer un emplacement adéquat
F. Respecter le droit de retrait
3 .Protéger les patients
 
A. Favoriser et proposer au maximum la téléconsultation (des plateformes vous sont actuellement proposées soit  par vos URPS soit par des industriels gratuitement). Faites votre choix en fonction de vos besoins
B. Répondez personnellement aux personnes inquiètes (patients ou non) en donnant les consignes gouvernementales en cours
C. Si vous devez les voir en présentiel un patient, lui envoyer par SMS et/ou par mail une convocation précisant vos coordonnées, date et heure de RDV afin qu’ils puisse justifier de son déplacement auprès des autorités
D. Respectez les aménagements et consignes sanitaires gouvernementales largement diffusées 
 
4. Protégez vous
 
A. Prenez sur vous votre carte d’identité, votre carte de professionnel de santé et si vous travaillez en établissement de santé une attestation de sa part
B. Munissez vous aussi de l’attestation de déplacement en PJ ou sur le site suivant : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire
C. Respectez les consignes sanitaires au sein de votre cabinet
D. Si vous travaillez en établissement de santé, référez vous aux consignes de ce dernier
 
Tout cela est possible qu’à la condition que nous ayons les moyens de nous protéger (masques, SHA…)
 
Je vous souhaite à toutes et tous le courage nécessaire pour passer cette crise 
Merci de la confiance que vous portez au SAR
 
Très amicalement
15 Mars 2020 - COVID-19

Voici quelques conseils (qui peuvent évoluer rapidement) que le SAR vous propose en date du 15 Mars 2020.

1. Ne pas fermer le Cabinet
– Si possible mettre en place une permanence téléphonique pour filtrer et répondre aux questions des patients et des soignants selon les consignes gouvernementales
– Protéger vos employés en proposant soit du télétravail si possible ou un endroit protégé au sein de vos locaux si possible
– Afficher dans toutes les salles les consignes d’hygiène
 
2. Annuler 
– Toutes les consultations non urgentes (par exemple : suivi d’apnées, allergo, poly(somno)graphies)
– Les consultations des patients de plus de 70 ans sauf urgence
– Les consultations d’enfants de moins de 16 ans sauf urgence pneumologique

3. Proposer une téléconsultation quelque soit le mode
– TC classique
– Téléphone
– L’évaluation d’une consultation nécessitant la présence du patient

4. Limiter le nombre de personnes dans le Cabinet 
(patients comme personnel)
– Max 3 patients par heure 
– A plus d’un mètre en salle d’attente. 
– Le mieux serait un seul patient en salle d’attente
– Interdiction de l’accès au Cabinet des enfants de moins de 16 ans qui accompagneraient les parents ou grand parents ou autres…

5. Prendre en charge les urgences réelles
– Crise d’asthme, BPCO instable, cancer…
6. Dans le cadre de la solidarité nationale, signaler votre disponibilité, votre compétence et votre capacité 
– D’accueil auprès de l’ARS
– Proposer son aide aux services environnants et aux MG 
 
7. Hygiène du cabinet
– Lavage des mains régulièrement (SHA et/ou savon) du personnel et des soignants
– Lavage des mains régulièrement (SHA et/ou savon) dès l’entrée au cabinet et avant chaque examen
– Nettoyage et désinfection de tout le matériel médical (y compris pléthysmographe et poignées de porte après chaque consultation)
– Rappel : les filtres antibactériens utilisés en cabine de pléthysmo sont protecteurs vis a vis di COVID -19v (avis SPLF)
– Port du masque systématique pour vous et vos employés (FFP2 en cas de contact avec un COVID-19 +)
 
8. Renseignez vous dans votre bassin de vie quels laboratoires ont la possibilité de faire les tests COVID-19 pour vous et vos employés. 
– A l’heure actuelle, en cas de signes cliniques du COVID-19, vous êtes prioritaire avec une auto-prescription
– Indemnisation en cas d’arrêt : contacter la CPAM au 0811 707 133 et votre CARMF
 
9. Contacter son expert-comptable pour ce qui concerne les aides gouvernementales pour les médecins libéraux 
 
10. Plus plus d’informations 
 
Le bureau su SAR
2020 Mars

Recommandations d’experts portant sur la prise en charge en réanimation des patients en période d’épidémie à SARS-CoV2

2020 Mars

Coronavirus: Olivier Véran annonce des livraisons ``immédiates`` de masques FFP2 pour les libéraux

Publication journal officiel

COVID 19
Télémédecine
et Délai
de Carence

Information importante concernant les modalités de la téléconsultation (avenant n°8), suite au COVID 19

Articulation entre ces dispositions et les mesures dérogatoires mises en place avec l’épidémie de coronavirus
L’avenant 8 ne vise pas à répondre à la gestion de crise du coronavirus.
Le décret n°2020-227 du 9 mars 2020 prévoit à titre transitoire et exceptionnel, jusqu’au 30 avril 2020, que pour les personnes infectées par le coronavirus ou pour lesquelles une suspicion existe, si le médecin traitant du patient ne propose pas de téléconsultation ou n’est pas disponible, la prise en charge de la téléconsultation est possible, et cela même si le médecin ne connaît pas le patient concerné. Cette téléconsultation doit s’inscrire prioritairement dans le cadre des organisations territoriales coordonnées lorsqu’elles existent.

Pour toutes autres téléconsultations ne concernant pas une suspicion ou une infection à Covid-19, les règles habituelles continuent de s’appliquer. 

PARIS, 10 mars 2020 (APMnews)

Coronavirus: Jérôme Salomon assure de la disponibilité de masques FFP2 pour la médecine de ville

Le directeur général de la santé (DGS), Jérôme Salomon, a assuré mardi à APMnews que des stocks de masques FFP2, plus protecteurs que les masques chirurgicaux, étaient disponibles pour les professionnels de santé amenés à réaliser des prélèvements au domicile des patients en vue de diagnostiquer une potentielle infection par le coronavirus 

Un arrêté a été publié dimanche au Journal officiel pour permettre à la médecine de ville de prescrire et de réaliser des tests de diagnostic du coronavirus

Dans ce cadre, “le professionnel de santé devra porter un masque de type FFP2 pour le prélèvement ».

“On a des stocks de FFP2”, a assuré Jérôme Salomon à APMnews, mardi soir lors du point presse quotidien sur le coronavirus organisé au ministère des solidarités et de la santé.

Ces masques sont “délivr[és] aux personnes qui en ont strictement besoin et pas aux autres, c’est ça la stratégie française”, a-t-il pointé, soulignant que cette stratégie “nationale voulait que “quand on fait un prélèvement, en particulier des tests, la personne doit être protégée […] avec un masque protecteur et avec des lunettes”.

Le DGS a néanmoins rappelé que pour une prise en charge standard, il y avait une équivalence stricte entre le masque chirurgical et le masque FFP2 face au risque d’infection (cf dépêche du 03/03/2020 à 22:54).

Covid-19 : prise en charge des IJ, secours de la CARMF

Un décret publié ce mardi au « Journal officiel » étend les dérogations au versement des indemnités journalières (ouverture de droit, délai de carence) pour les personnes exposées au Covid-19, élargissant la portée d’un précédent décret du 31 janvier 2020.

Les IJ sont versées non seulement aux personnes « faisant l’objet d’une mesure d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile » mais aussi « aux parents d’un enfant de moins de seize ans faisant lui-même l’objet d’une telle mesure et qui se trouvent dans l’impossibilité de continuer à travailler ».

Chaque assuré faisant l’objet d’une mesure de confinement pouvait déjà bénéficier des IJ durant une durée maximale de vingt jours, sans délai de carence. Pour les parents d’un enfant de moins de 16 ans faisant l’objet d’une mesure d’isolement, d’éviction et de maintien à domicile, « les indemnités journalières peuvent être versées pendant toute la durée de fermeture de l’établissement accueillant cet enfant », peut-on lire désormais.

Le texte précise que pour ces assurés, l’arrêt de travail n’est plus délivré par le médecin de l’ARS mais par leur caisse primaire ou, le cas échéant, par les médecins-conseils de la CNAM et de la MSA, qui doivent le transmettre « sans délai » à l’employeur de l’assuré.

Le droit aux IJ peut être ouvert sans que soient remplies les conditions de durée d’activité ou de contributivité minimales. Les délais de carence ne sont pas appliqués dans ce cas (et donc versées dès le premier jour).

Et les médecins ?

Rappelons que, pour les médecins libéraux exposés au Covid-19, les règles d’indemnisation sont différentes selon les cas de figure précisés dans une information publiée sur le site de la CNAM depuis le 6 mars.

Depuis février, les praticiens libéraux en arrêt maladie parce qu’ils sont eux-mêmes « atteints » par le Covid-19 se voient appliquer un délai de carence de trois jours (avec prise en charge des IJ pendant toute la durée de l’arrêt de travail).

En revanche, pour les praticiens « devant respecter une période d’isolement » (ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive au coronavirus) ou ceux devant rester à domicile pour garder un enfant confiné (cas d’enfants scolarisés dans un établissement fermé par exemple), la prise en charge des IJ se fait sans délai de carence. Le niveau des IJ attribué est de 112 € par jour. En pratique, les médecins concernés sont invités à contacter le 0811 707 133.

Secours de la CARMF aux praticiens confinés

Comme annoncé, la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) va compléter l’indemnisation de l’assurance- maladie (112 euros par jour) par le versement d’une aide financière via son Fonds d’action sociale pour les médecins cotisants en classe C dans le régime invalidité-décès. Ce soutien permettra à ces médecins en quarantaine de toucher une indemnité journalière applicable à leur situation, soit « 135,08 euros par jour ».

Par ailleurs, pour ceux qui rencontreraient des difficultés pour le règlement de leurs cotisations, la CARMF est prête à trouver la solution la plus adaptée : suspension des prélèvements automatiques mensuels, du calcul des majorations de retard ou des procédures d’exécution des cotisations antérieures à 2020.. Les médecins concernés sont invités contacter l’organisme par email : covid-19@carmf.fr 

INFO SAR - COVID 19

1. Introduction

La majorité des infections à Covid 19 sont bénignes, voire asymptomatiques. Les risques de complications concernent avant tout les personnes atteintes de pathologies chroniques et les personnes âgées. Les enfants présentent essentiellement des formes pauci-symptomatiques, identiques aux infections hivernales habituelles.

D’après le bulletin Infovac du 03-03-20 : Le virus se transmet essentiellement, mais non exclusivement, par les grosses gouttelettes émises, certes, en parlant, mais surtout en toussant et en éternuant. Du fait que le virus est essentiellement transmis par les grosses gouttelettes, le risque de contamination par voie aérienne est estimé comme quasi-nul au-delà de 2 m. En revanche, une transmission est possible par les mains et les objets (le virus pouvant survivre quelques heures sur les surfaces) d’où l’importance de l’hygiène des mains et des dites surfaces.

La période d’incubation moyenne pour les formes symptomatiques est 3-7 jours (1 à 14 jours) et la période de contagiosité est estimée à 11 ± 4 jours. Un comparatif intéressant avec la grippe se trouve ici. Vous pouvez vous rendre sur les sites du gouvernement, et de la Direction générale de la santé avec les dernières informations. A l’échelon international, des informations sont accessibles sur les sites de l’ECDC, de l’OMS, du CDC étatsunien. Pour connaître le nombre de cas recensés en temps réel, rendez-vous sur le site du John Hopkins Institute.

Un décret publié au Journal officiel ce jeudi 5 mars, prévoit, pour les personnes exposées au Coronavirus, de ne pas appliquer le délai de carence afin de permettre le versement de l’indemnité complémentaire à l’indemnité journalière par l’employeur dès le premier jour d’arrêt de travail.

Ce décret a été pris “par cohérence avec la suppression du délai de carence du bénéfice des indemnités journalières”, instauré fin janvier, pour les personnes faisant l’objet d’une mesure d’isolement. Il entre en vigueur immédiatement” et sera applicable pendant une durée de 2 mois.

2. Les protections existantes

Les masques chirurgicaux : le port de ce masque permet de réduire la diffusion des particules potentiellement infectieuses et de protéger les personnes de l’environnement. Ces masques sont donc réservés : aux malades et aux personnes en contact avec ceux-ci, mais le port de masque pour un enfant de moins de 6 ans est assez inefficace, voire impossible à mettre en place ; aux professionnels de santé. Ils doivent être renouvelés idéalement toutes les 2 h, maximum 4 h. Le gros problème des masques (et des gants…) est le retrait +++ : il contamine fatalement les mains et s’il n’est pas suivi d’une désinfection à la SHA, autant ne pas le mettre Ces masques commencent à arriver dans les pharmacies et peuvent être retirés directement. Pour l’instant il n’y a que 50 masques par médecin. On ne connait pas, à ce jour, la date du renouvellement. (A noter que la date de péremption des masques distribués est très rapprochée).

Les masques FFP2 apportent une meilleure protection pour les soignants exposés. Ils sont plus difficiles à mettre en place et plus difficiles à supporter sur la durée. Il a été décidé de maintenir la recommandation FFP2 pour l’endoscopie et tous les gestes médicaux invasifs et, même si le reste de transmission est faible avec un masque chirurgical, il est raisonnable de suivre les recommandations donc d’exiger des FFP2 pour cet examen. Ils sont actuellement réservés aux hôpitaux.

Les lunettes de protection afin d’éviter la projection de gouttelettes au niveau des conjonctives. L’Etat n’en met pas à disposition des médecins de ville.

  • Le lavage de main au savon de Marseille (mais en pratique, au savon « tout court »).
  • Les gels hydro-alcooliques.
  • Les gants à ne porter qu’en cas de contact avec les liquides biologiques ou les lésions cutanées.

3. La gestion du cabinet

 

Procéder à un interrogatoire précis.

Enlever tous les jouets en salle d’attente.

Ne pas venir en famille.

Désinfecter les surfaces, tous les soirs, voire après chaque 1⁄2-journée ; ne pas oublier les poignées de portes et les bras de fauteuils.

Se désinfecter les mains avec une solution hydro-alcoolique après chaque patient, se les laver avant le patient suivant.

Programmer les urgences après les CS systématiques afin d’éviter tout croisement et risque de contamination.

En cours de consultation, ne pas serrer les mains, ne pas porter les mains à son visage pendant l’examen.

Désinfecter les stéthoscopes et les tables d’examen et l’ensemble des matériels médicaux

 

4. Prise en charge par l’Assurance Maladie

Dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus, l’Assurance Maladie va prendre en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Prise en charge des indemnités journalières en cas d’interruption d’activité selon les 3 situations :

  • Professionnels de santé libéraux bénéficiant d’un arrêt de travail parce qu’ils sont atteints par le coronavirus :prise en charge des IJ pendant la durée de l’arrêt de travail avec application d’un délai de carence de 3 jours,
  • Professionnels de santé libéraux devant respecter une période d’isolement(ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive en coronavirus) : prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence,
  • Professionnels de santé libéraux devant rester à domicile pour garder leur enfant concerné par une période d’isolement(cas des enfants scolarisés dans un établissement fermé ou des enfants domiciliés dans une zone identifiée comme zone de propagation du virus mais scolarisés en dehors) : prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence.

Ces mesures concernent toutes les interruptions d’activité liées à ces 3 situations à partir du 1er février 2020.

Les indemnités seront versées pour la durée de l’arrêt à hauteur de 112 euros par jour pour les professions médicales.

 

En pratique

Vous êtes un professionnel de santé libéral concerné par une de ces 3 situations :
Un numéro d’appel unique est mis à votre disposition : 0811707133.
Un téléconseiller du Service médical de l’Assurance Maladie vérifiera avec vous la situation de prise en charge, la durée de l’interruption d’activité et les conditions de prise en charge.
Il se mettra ensuite directement en lien avec votre caisse primaire de rattachement qui pourra déclencher le versement de vos indemnités journalières.

5. Utiliser la téléconsultation

Un Décret publié au Journal Officiel du 9 mars 2020  détermine les conditions dérogatoires de prise en charge des actes de télémédecine pour les personnes atteintes ou potentiellement infectées par le coronavirus qui pourront en bénéficier même si elles n’ont pas de médecin traitant pratiquant la téléconsultation ni été orientées par lui ni été connues du médecin téléconsultant. Comme le prévoit la convention médicale, ces téléconsultations devront s’inscrire prioritairement dans le cadre d’organisations territoriales coordonnées. Elles peuvent être réalisées en utilisant n’importe lequel des moyens technologiques actuellement disponibles pour réaliser une vidéotransmission (lieu dédié équipé mais aussi site ou application sécurisé via un ordinateur, une tablette ou un smartphone, équipé d’une webcam et relié à internet). (Décret n° 2020-227 du 9 mars 2020 adaptant les conditions du bénéfice des prestations en espèces d’assurance maladie et de prise en charge des actes de télémédecine pour les personnes exposées au covid-19)

La téléconsultation peut être utile pour :

  • Les patients chroniques sans besoin d’examen ;
  • Faire le tri avant de proposer ou non l’accès au cabinet.

Pour la solution de télétransmission, de nombreuses solutions existent. A vous d’en faire le choix en fonction de vos équipements informatiques et des différentes propositions que vous avez pu avoir.

La Société QARE vous propose gratuitement pendant la période d’épidémie l’accès à sa plate-forme de téléconsultation, sans engagement pour l’avenir. Une formation accélérée vous sera proposée. Pour en savoir plus, c’est ici. Le SAR a négocoer à l’issue de cette période des tarifs préférentiels réservés à ses membres

Amitiés et Bon courage à tous,

Communiqué du SAR du 10/03/20- Epidémie de coronavirus (COVID-19)

Les pneumologues libéraux se mobilisent. Protégeons-les.

Les pneumologues libéraux demandent une attribution prioritaire des moyens de protection, notamment des masques FFP2 et des lunettes de protection 

Alors que l’épidémie progresse partout en France et que la décision du passage au stade 3 semble inéluctable d’ici à quelques jours, la pneumologie libérale – spécialité médicale en première ligne – est prête à faire face à la situation et répondre à la demande de soins, de la part des patients tout-venant comme des malades chroniques respiratoires. D’autant plus que la patientèle habituelle des pneumologues libéraux, à savoir les fumeurs, les personnes atteintes de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), de bronchite chronique et d’asthme sont plus à risque de complications de COVID-19 que la population générale.

Fièvre, toux et essoufflement sont des symptômes classiques évocateurs d’une infection respiratoire aiguë, même chez les personnes gravement atteintes. Selon Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, huit patients sur dix déclarent une forme sans symptôme ou avec des symptômes légers, allant du rhume à un syndrome grippal. 15 % des patients présenteront des troubles respiratoires plus sévères, pouvant aller jusqu’à la pneumonie. Enfin, certaines personnes infectées souffrant d’un syndrome peu sévère depuis quelques jours peuvent cependant développer ensuite des complications respiratoires plus fortes.

Quoi qu’il en soit, dans la grande majorité, les patients infectés ne relèvent pas de l’hospitalisation. C’est donc aux cabinets de pneumologie de ville de recevoir et de prendre en charge ces patients qui présentent des symptômes respiratoires, une toux, et potentiellement des complications respiratoires. Par ailleurs, les symptômes de la maladie peuvent apparaître jusqu’à 14 jours après un contact avec une personne malade.

Symptomatiques ou non, tous ces patients infectés excrètent du virus.

Ce nouveau coronavirus peut se transmettre d’homme à homme par voie respiratoire dans le cadre d’un contact rapproché et prolongé. C’est notre quotidien de soignant.

Les masques FFP2 sont indiqués chez les personnes exécutant des manœuvres respiratoires à risque (ventilation non invasive, etc.) à des patients confirmés COVID-19 mais également des cas possibles, en particulier ceux présentant une détresse respiratoire aiguë non expliquée.

Par conséquent, en tant que processionnels à risque, nous demandons une attribution prioritaire des masques « de protection respiratoire » (type FFP2), équipés d’un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes, ainsi que des lunettes de protection pour les actes à risque.

 

Urgent Info COVID 19

Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé dimanche soir l'assouplissement des conditions des actes de téléconsultation pour faire face à l'épidémie de coronavirus

L’accès des patients à un médecin en téléconsultation va être facilité en modifiant par décrêt,  qui doit être signé ce jour, les conditions des actes de téléconsultations en levant l’obligation de passer par son médecin traitant et d’avoir eu une consultation présentielle les 12 mois avant la réalisation d’une consultation à distance.

Le SAR vous incite à vous équiper pour effectuer ces téléconsultations en prenant la solution adaptée à vos équipements et cabinet.

Cela montrera que la Pneumologie libérale réponds aux problèmes de santé publique !

COMMUNIQUE DE PRESSE, conjoint du SAR et du SNPF

Pression positive continue chez les enfant de 6 à 16 ans : ne restreignons pas l’accès aux soins !

La pression positive continue (PPC) est indiquée chez les enfants de moins de 16 ans ayant des apnées/hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), en présence à la fois de symptômes cliniques et des données polysomnographiques. La prévalence du SAHOS chez l’enfant de moins de 18 ans peut atteindre 5,7 %. Parmi les traitements possibles, la PPC pourrait être proposée à environ 1 000 enfants chaque année (HAS, 2014).

Les modalités de prise en charge des SAHOS par pression positive continue (PPC) ont été redéfinies par l’arrêté du 13 décembre 2017 (JORF n°0293 du 16 décembre 2017 
texte n° 27), notamment pour les enfants de moins de 16 ans. Il est entré en vigueur le 1e
janvier 2020.
Cet arrêté prévoit un appareillage de l’enfant à partir de 10 évènements par heure. Selon la nouvelle liste des produits et prestations (LPP), toute prescription initiale d’un traitement par appareil de PPC sera remboursée par l’assurance maladie à la condition d’être réalisée dans un centre hospitalier spécialisé (« centre prescripteur »), soit par un médecin titulaire du DES de pédiatrie ayant validé l’option « pneumopédiatrie », soit par un pédiatre spécialisé en sommeil ou ayant validé une FST « sommeil ». L’enfant sera revu à 1,4 et 10 mois suivant la prescription, tous les 6 mois jusqu’à l’âge de 12 ans, puis tous les ans jusqu’à l’âge de 16 ans. Le pneumopédiatre renouvellera la prescription entre chaque consultation programmée.

De manière concertée, les présidents du Syndicat de l’appareil respiratoire (SAR) et du Syndicat national des pédiatres français (SNPF) demandent que la mise en œuvre de cet arrêté soit repoussée, et que les qualifications des prescripteurs soient revues après de nouvelles discussions avec le Comité économique des produits de santé (CEPS).

Dr Bruno Stach, président du Syndicat de l’appareil respiratoire : « A l’échéance de début 2020, la France compte peu de centres spécialisés répondant au décret. C’est bien en deçà d’un centre spécialisé pour chaque région, comme prévu par l’arrêté. Cela portera à plusieurs mois les délais de consultation, dans ces centres au demeurant destinés à prendre en charge les cas complexes, en particulier les enfants syndromiques (mucoviscidose, trisomie 21, amyotrophie spinale, syndrome de Crouzon, syndrome de Pierre-Robin, etc.).
Or, les comorbidités neurologiques associées aux troubles ventilatoires obstructifs du sommeil chez l’enfant grèvent leur avenir socioprofessionnel.
La démographie médiale en pneumopédiatrie est insuffisante. La plupart des pédiatres sont peu familiers de la PPC et ne sont pas les principaux titulaires du diplôme du sommeil de l’enfant. Nous sommes en désaccord avec le fait que les autres médecins, quelle que soit la spécialité, soient écartés de la prise en charge du SAHOS de l’enfant entre 6 et 16 ans. C’est nier des compétences, restreindre l’accès aux soins et prendre un risque. En effet, une partie des SAHOS de l’adulte débutant dans l’enfance, s’ils ne sont pas pris en charge et guéris à ces jeunes âges, ils seront traités en palliatif et à long terme chez l’adulte.
Le travail en réseau pluridisciplinaire permet des soins de qualité, au sein d’un maillage territorial entre professionnels libéraux, établissements de santé et institutions médico-sociales. Cela doit se faire dans le cadre de soins coordonnés, entre les pneumologues, les médecins somnologues, les pédiatres et pneumopédiatres, les ORL, les généralistes, les orthodontistes, les diététiciens, les orthophonistes, les allergologues et les chirurgiens dentistes. Nous proposons de valider les compétences de ces médecins qui s’organisent en équipes de soins spécialisés. Nous demandons un délai d’un an supplémentaire pour que soit appliqué l’arrêté afin que des équipes de soins spécialisées puissent se constituer avec l’objectif de traiter, de manière qualitative, le syndrome des apnées du sommeil de l’enfant. »

Dr Brigitte Virey, présidente du Syndicat national des pédiatres français (SNPF) : « Il faut distinguer les enfants apnéiques syndromiques qui nécessitent un suivi particulier au sein d’un centre hospitalier spécialisé, de la grande majorité des enfants apnéiques. Dans 95% des cas de SAHOS, il s’agit d’enfants bien portants, chez qui le trouble obstructif est lié à une hypertrophie des amygdales et des végétations.
Nous en dépistons de plus en plus et les centres hospitaliers ne sont pas en mesure de faire face à la demande. Or, vu le nombre limité de pneumopédiatres en France, nous devons nous appuyer sur des réseaux existants en ville avec des professionnels formés aux pathologies du sommeil chez l’enfant (pédiatres, pneumologues, pneumopédiatres, ORL, nutritionnistes, etc.). Faute de quoi, nous prenons le risque d’un retard au diagnostic, avec des répercussions importantes sur sa qualité de vie de l’enfant, sa scolarité et son développement cognitif. Des délais de consultation très longs exposeront à renoncer à soigner certains enfants. Il est important que le pédiatre reste le coordonnateur de ces équipes spécialisées, tant pour orchestrer la prise en charge que pour rassurer les parents et éviter l’errance thérapeutique. »

QUEL SERAIT L’IMPACT DU SYTEME UNIVERSEL SUR NOS RETRAITES ?

MÉDECINS LIBÉRAUX, LE MOMENT EST HISTORIQUE !

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